Passionnée d’élevage laitier, Noémie Chanéac, 33 ans, a pu s’installer en 2016 grâce à l’accompagnement du Crédit Agricole des Savoie.

 

Dans quel contexte s’est déroulée votre installation ?

Noémie Chanéac : « Depuis toute petite, j’ai toujours été passionnée par l’élevage avec l’idée de devenir agricultrice. En 2014, alors que j’étais salariée chez un producteur de reblochons fermiers dans les Aravis, mon conjoint a souhaité arrêter le lait sur la ferme familiale de Bogève. J’ai alors saisi l’opportunité de m’installer conjointe collaboratrice en succédant à ma belle-mère qui allait faire valoir ses droits à la retraite. J’ai suivi une formation et j’ai obtenu le niveau requis en juin 2015. J’ai entamé le parcours à l’installation et à l’étude technico-économique. Tout cela était complexe. Heureusement, j’ai été bien épaulée par la Chambre d’Agriculture Savoie Mont-Blanc. 

En septembre 2016, j’étais officiellement installée associée exploitante dans l’EARL La Ferme du Jourdil avec mon conjoint aujourd’hui associé non-exploitant. Il travaille à temps plein pour une entreprise de travaux publics de montagne et m’aide un peu sur la ferme. Au printemps dernier, nous avons agrandi le bâtiment et aménagé un atelier de fabrication tout neuf. L’objectif est de transformer 1/4 des 202 000 litres de référence laitière en reblochons fermiers.

Depuis septembre 2017, tout se passe bien. Je suis très satisfaite de la qualité de mes fromages commercialisés auprès d’épiceries locales, des comités d’entreprise et en vente directe à la ferme dans un petit magasin ouvert matins et soirs. Nous essayons de le rendre accueillant et nous organisons des animations-dégustations. J’ai de très bons retours des clients et je suis très fière de produire du reblochon de Savoie AOP traditionnel ».

 

Quel a été l’apport du Crédit Agricole des Savoie dans votre installation ?

Noémie Chanéac : « Je vais être franche : au départ, nous avons consulté plusieurs banques et fait établir plusieurs devis. Mais aucune des réponses que nous avons reçues ne nous a autant convaincus que celle de Crédit Agricole des Savoie. J’ai tout de suite eu un bon feeling. J’ai senti une approche différente et une écoute attentive de la part de personnes compétentes et expérimentées qui connaissent l’agriculture.

Ma conseillère Emeline Baudot est très proche de mes besoins et connaît parfaitement mon projet. Jérémie Corneloup, chargé du plan de financement, est clair dans ses explications et très réactif. Les chiffrages et les évaluations que nous avons établis ensemble se sont révélés exacts. Les conseils étaient pertinents et le dimensionnement du projet adéquat. Le déblocage des prêts était idéal.

C’est indispensable de pouvoir compter sur des partenaires de confiance quand on est à la fois producteur de lait et fromager. Avec les livraisons et la vente, plus la vie familiale, on manque de temps et on court de partout tous les jours ! Si je n’avais pas des conseillers experts autour de moi sur lesquels m’appuyer pour les formalités, j’aurais déjà craqué ! »

 

Comment voyez-vous la suite ?

Noémie Chanéac : « Maintenant que le projet est lancé, nous allons essayer d’améliorer petit à petit nos conditions de travail tout en capitalisant sur ce qui marche bien. Quelques équipements sont en réflexion mais nous resterons raisonnables. Nous envisageons dans l’année d’aménager le point de vente pour le rendre encore plus attractif. Et pour fidéliser notre clientèle, nous devrons aussi leur proposer des services adaptés. D’ici à l’hiver prochain, nous opterons sûrement pour l’une des solutions monétiques de paiement du Crédit Agricole des Savoie. »

Propos recueillis par « Terres des Savoie ». Crédits photos : Terres des Savoie